Jean Reynaud, Journal de marche du 27e mobiles… (1871)
“ Pendant que le colonel cherche un gîte pour le régiment, j'essaie de dévisager le pays. Château-Renaud, avec ses constructions qui couronnent une crête élevée, et le ravin profond qui borde la ville à l'est, avec les routes nombreuses qui de là conduisent à Tours, Blois , Vendôme , Amboise , le Mans , ressemble à l'aire d'un aigle qui de cette hauteur interroge tous les points de l'horizon, prêt à fondre sur l'audacieux qui ôsera l'attaquer. J'ai dit qu'il faisait grand froid; on bat la semelle, on ébranle les portes à coups de crosse redoublés, on tempête et on crie à réveiller les morts. ”
