Georges Rodenbach

Définition et enjeux

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach,  La Vocation

“ Et c’étaient vraiment des araignées bleues sur la chair de Hans, les rapides yeux d’Ursula, glissant partout, le titillant de mille pattes invisibles qui caressaient, énervaient, chatouillaient, multipliaient de petits spasmes infinitésimaux qui étaient mille étincelles se rallumant dans les cendres mortes du plaisir. Car il restait tout vibrant de la nuit. Il ne cessait pas de songer à l’Acte : dégoût et délice ! C’était donc là le grand mystère, l’Éternel Amour pour qui les hommes souffrent, s’agitent, s’exilent, se ruinent, tuent ! ”
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Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach,  Bruges-la-Morte

“ La jeune femme allait, voyait sans regarder, impassible. Hugues semblait de plus en plus étrange et hagard. Il la suivait maintenant depuis plusieurs minutes déjà, de rue en rue, tantôt rapproché d'elle, comme pour une enquête décisive, puis s'en éloignant avec une apparence d'effroi quand il en devenait trop voisin. Il semblait attiré et effrayé à la fois, comme par un puits où l'on cherche à élucider un visage...
Eh bien! oui! cette fois, il l'avait bien reconnue, et à toute évidence. Ce teint de pastel, ces yeux de prunelle dilatée et sombre dans la nacre, c'étaient les mêmes.
”
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Gérard Walch,  Anthologie des poètes français contemporains

“ Sa poésie, parfois un peu mièvre, et qui charme par sa douceur mélancolique et par son extrême délicatesse, est une musique délicieusement imprécise. Georges Rodenbach restera le poète exquis du Silence, des Béguinages flamands, des campagnes brumeuses, des eaux pâles, des villes flamandes à demi dépeuplées, à demi mortes, « dont il semble avoir pénétré l’âme, tant il en a merveilleusement noté la paix et la tristesse d’agonie ». ”
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