Résumé

Marengo et ses monuments : monographie (1856)

L'apothéose de Bonaparte, c'est, il est vrai, l'éternelle admiration des hommes. C'est le génie avec lequel il a accumulé en quelques années plus de grandes choses qu'il ne s'en est fait en plusieurs siècles, c'est l'enthousiasme que sa gloire excite encore partout, même parmi les peuples qu'il vainquit, et au sein des puissantes familles auxquelles il s'imposa. Mais la victoire de
Marengo inaugura pour la France quinze des plus belles années de son histoire ; elle fonda le trône de Napoléon, et la grandeur future de sa dynastie.
Source : Gallica

Marengo et ses monuments : monographie (1856)

C'est donc à Marengo qu'il convient le mieux de placer l'apothéose de l'Empereur, puisque c'est de là, en quelque sorte, que date le commencement de son empire.
A la voûte delà galerie, où l'or brille à profusion, est suspendu un tableau à l'huile, enchâssé dans une vaste corniche dorée. Napoléon y est représenté en pied, revêtu du manteau impérial ; sa main droite porte le globe terrestre, et sa main gauche, le sceptre orné de l'effigie de Charlemagne.
Des esprits etdes génies innombrables environnent de tous cotésle héros, et le soutiennent au milieu des sphères lumineuses des cieux.
Source : Gallica

Marengo et ses monuments : monographie (1856)

L'artiste a saisi le moment où, après les deux défaites successives de l'armée française, le héros se préoccupe avec anxiété de l'arrivée de Desaix. Il songe aux conséquences possibles de cet événement, à la probabilité d'une victoire ; il est partagé entre la crainte de la défaite, et l'espoir du triomphe.
Appelé à tailler dans le marbre la plus grande figure de l'histoire moderne, à doter le champ de bataille de Marengo de la statue de l'homme qui l'a illustré, l'artiste a noblement compris qu'il devait se surpasser lui-même.
Source : Gallica

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