Georges Montorgueil,
Murat
(1903)
“ Le prince Murat n'a rien à renier de ses origines plébéiennes, les héros comme lui se passent d'aïeux. Il n'est pas l'héritier d'un grand nom, il est mieux : il en est le créateur. Il ne se doit qu'à lui-même et ne se le dit pas sans quelque fierté, le jour où, après tant d'années d'absence, il retourne à l'auberge dans laquelle, enfant, aux soins de l'écurie, il vaquait pieds nus. Une bonne vieille l'y attend, modeste et sans apprêts, son fin visage encadré de l'humble bonnet des paysannes; la fortune de son fils ne l'a point étourdie, elle ne l'a qu'inquiétée. ”
