Résumé

Napoléon et les prophéties (1840)

Les premiers ont accompli une noble tâche; les seconds n'ont fait qu'effleurer la leur, et ne nous ont rien appris de nouveau. Nous, qui avons vécu sous le glorieux règne de Napoléon, qui avons assisté aux principaux événemens de cette époque mémorable, nous venons, non pas avec la prétention d'être plus capables que nos devanciers, mais avec celle de dire la vérité, et de combattre les erreurs qui se répandent journellement sur l'Empereur et sur les principaux actes de son gouvernement.
Source : Gallica

Napoléon et les prophéties (1840)

Il aura sept fois sept fois deux mille hommes qui feront jouer machines terribles, et vomiront et soufre et feu et mort. La toute suppute de son armée sera de quarante-neuf fois vingt mille hommes.
« Portera à dextre main un aigle, signe de la victoire à guerroyer. Donnera maints pays aux nations, et de chacun paix.
« S'en viendra dans la grande ville, ordonnant force grandes choses : édifices, ponts, ports de mer, acquéducs, canaux; fera à lui tout seul, par grandes richesses, autant que tout Romain, et tout dans la domination des Gaules.
« Aura femme par deux... »
Joséphine s'arrêta.
Source : Gallica

Napoléon et les prophéties (1840)

Cette prophétie ne pouvait regarder Paoli, placé sur un trop petit théâtre pour opérer ces prodiges, que par suite réalisa Bonaparte.
Paoli et Bonaparte se connurent par la suite. Si le jeune corse admira le défenseur de son pays, le vieux général sut apprécier l'enfant qu'il voyait, et devina en lui le héros du siècle. Paoli, frappé des réponses saccadées, brèves, bouillonnantes d'énergie et d'indépendance du jeune Bonaparte, aimait à l'avoir près de lui.
Source : Gallica

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