Eugène Pelletan,
Qui perd gagne
(1864)
“ Je le dis de confiance, car en fait d'art militaire j'ai l'âme d'un quaker. On aime à faire ce qu'on fait bien ; aussi Napoléon faisait toujours la guerre pour donner de l'occupation à son génie. La France n'avait pas fini de chanter un Te Deum pour une victoire, qu'elle devait recommencer une nouvelle action de grâces en latin. Si la guerre a son mérite, elle a aussi son inconvénient : elle tue non-seulement du côté du vaincu, mais encore du côté du vainqueur; elle tue par la marche, elle tue par le feu. « Après une bataille, disait Napoléon lui-même, chacun a son compte. » ”
