Eugène Pelletan

Eugène Pelletan

Résumé

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan,  Qui perd gagne (1864)

“ Je le dis de confiance, car en fait d'art militaire j'ai l'âme d'un quaker. On aime à faire ce qu'on fait bien ; aussi Napoléon faisait toujours la guerre pour donner de l'occupation à son génie. La France n'avait pas fini de chanter un Te Deum pour une victoire, qu'elle devait recommencer une nouvelle action de grâces en latin.
Si la guerre a son mérite, elle a aussi son inconvénient : elle tue non-seulement du côté du vaincu, mais encore du côté du vainqueur; elle tue par la marche, elle tue par le feu. « Après une bataille, disait Napoléon lui-même, chacun a son compte. »
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan,  Qui perd gagne (1864)

“ Après la révolution de février, elle faillit porter la peine de cette politique contre-révolutionnaire du droit divin. L'insurrection italienne l'avait refoulée un instant dans le Tyrol; la Hongrie l'avait continuellement battue en bataille rangée ; c'en était fait peut-être de la maison de Habsbourg, quand la Russie vint la prendre par la main et la retirer de l'abîme.
L'Autriche ressaisit la victoire; mais le philosophe l'a dit : la défaite éclaire quelque fois, la victoire jamais.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan,  Qui perd gagne (1864)

“ Eh bien, après trente ans de paix et par le fait même de la paix, la France a augmenté sa population de dix millions d'habitants et son budget de dix-huit cents millions, et cela sans dépenser un sou en fumée de poudre à canon et sans mettre personne en deuil ; la paix donne donc d'elle-même, et à meilleur marché, tout ce que la guerre pourrait donner, en admettant toutefois que la chance tourne en sa faveur.
Bien mieux encore : la paix a l'avantage d'accroître la population sans augmenter le territoire.
”
Source : Gallica

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