Philippe III de Espagne

Définition et enjeux

Federigo Sclopis di Salerano Marie-Louise-Gabrielle de Savoie… (1866)

C'est une triste histoire que celle de l'Espagne depuis l'abdication de Charles-Quint jusqu'à la mort de Charles II, et un douloureux spectacle que celui d'un gouvernement qui paralyse les forces d'un pays appelé par la nature aux plus belles destinées.
Philippe II fut le premier auteur de cet abaissement de l'Espagne: il façonna la royauté à son image; elle devint sombre et défiante; despote par goût plutôt que par principes, il crut assurer son pouvoir en humiliant et en persécutant ceux qui auraient pu lui résister.
Source : Gallica

Revue des Deux Mondes

ESPARTERO. Les destinées de l’Espagne sont en ce moment à la merci d’un homme. La puissante monarchie de Philippe II, travaillée depuis près d’un siècle par les idées qu’elle était si long-temps parvenue à écarter, est arrivée à cette période bien connue des pays en révolution, où l’ancienne société étant détruite sans que la nouvelle soit formée, la force seule peut mettre un peu d’ordre matériel dans la confusion des principes, des lois, des partis et des mœurs.
Source : Wikisource

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le comte de Moret

Depuis la mort de Philippe, l'Espagne cache sa décadence sous de grands mots et de grands airs. Elle a pour roi Philippe IV, frère d'Anne d'Autriche, espèce de monarque fainéant, qui règne sous son premier ministre, le comte duc d'Olivarès, comme Louis XIII règne sous le cardinal duc de Richelieu. Seulement, le ministre français est un homme de génie, et le ministre espagnol un casse-cou politique. De ses Indes occidentales, qui ont fait rouler un fleuve d'or à travers les règnes de Charles Quint et de Philippe II, Philippe IV tire à peine cinq cent mille écus.
Source : Gutenberg

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