Jean-Chrysostome Lacuée-Saint-Just

Élements biographiques

Jean-Chrysostome Lacuée-Saint-Just Économie politique. Des Colonies… (1830)

On a parlé du commerce de l'Inde avec emphase ; c'est à ce commerce, disait-on, que la France devait toutes ses richesses, ses manufactures, ses beaux édifices ; c'est le Gange qui a répandu l'aisance sur les bords de la Seine, et qui à fait naître le goût exquis et les manières douces qui caractérisent le peuple français. Le sort de l'Inde est de civiliser l'Europe ; on ne s'aurait douter que c'est à ce pays que la Grèce dut, jadis, et son instruction et sa philosophie; c'est encore à lui que Paris, cette nouvelle Athènes, doit son commerce, ses richesses et son urbanité.
Source : Gallica

Jean-Chrysostome Lacuée-Saint-Just Économie politique. Des Colonies… (1830)

Qu'on ne nous parle pas de triomphes inutiles et sans but, vainement on entasserait devant nous des lauriers. Je le dirai sans cesse : le sang Français ne doit être versé que pour la France, que pour repousser l'ennemi de nos foyers, il appartient tout à la patrie, il ne doit couler que pour elle seule ; sans doute j'admire plus que personne nos braves d'Alger, mais je voudrais que des soldats si courageux fussent réservés pour une guerre, plus juste et plus impérieusement commandée.
Source : Gallica

Jean-Chrysostome Lacuée-Saint-Just Économie politique. Des Colonies… (1830)

Voyez quel échange continuel s'établirait entre ces deux villes ; voyez les habitans du midi jetant leurs habits qui tombent en lambeaux et prenant un costume et des habitudes conformes à leur génie et à leur noble caractère, telles seraient les conséquences de la liberté du commerce. Qui est-ce qui nous empêche de jouir de ce bonheur? Certes c'est l'ignorance fatale de ceux qui nous gouvernent depuis vingt ans
Source : Gallica

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