Paul de Martigny,
Mémoires d’un reporter
“ Dans cette tranquille matinée de dimanche où joue un soleil déjà sans chaleur, j’ai vu clair dans mon cœur apaisé. J’ai compris que pour ne pas faire le geste atroce dont j’ai l’obsession, il suffirait de faire disparaître ce Couteau dont l’emprise mystérieuse et certaine opère comme un envoûtement. Discrètement je l’ai pris et au contact de son manche rouge j’ai senti à nouveau me courir de la nuque aux pieds une horrible et prodigieuse épouvante. Brusquement j’ai ouvert la porte et je l’ai lancé au loin. Aussitôt le charme m’a paru rompu. J’allais enfin pouvoir vivre tranquille. ”
