Paul Duplessis

Paul Duplessis

Résumé

Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Peaux-rouges

Seulement, fais bien attention à ne pas le tuer... car cela nous priverait de la vue des tortures que nous lui ferons ensuite subir... et il faut savoir ménager ses plaisirs.
Négrito choisit avec soin une flèche, puis, bandant son arc avec une force prodigieuse, il resta un moment immobile comme un roc. Pedro sentit un frissonnement d’épouvante lui passer par le corps. Il n’eût certes pas été plus ému si la flèche du Peau-Rouge, au lieu de menacer le pauvre Antoine, eût été dirigée vers sa propre poitrine.
— Allons, tire, Négrito, dit Yaki au milieu du silence.
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Portrait de Paul Duplessis Paul Duplessis Les Peaux-rouges

Pedro, en entendant le cri poussé par Antoine, arma vivement sa carabine, puis baissant les yeux à son tour, il vit l’ours qui n’était plus qu’à quelques pas de lui. Le féroce animal, tout en grimpant avec ardeur, ouvrait son énorme gueule, et passait, en signe de désir et de joie, sa grosse langue sur son museau, car il voyait bien que sa proie ne pouvait plus lui échapper, et l’idée du bon repas qu’il allait trouver au haut de l’arbre, dans la personne de Pedro, réveillait tous ses instincts sanguinaires.
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Ouaco, ouaco, ouaco !
À ce cri, Antoine releva vivement la tête, et une expression de joie indicible se refléta sur ses traits.
— Oh ! merci, merci, mon Dieu ! s’écria-t-il en joignant ses mains avec force. Vous m’avez entendu, Pedro est sauvé ! Ne craignez plus rien, mon cher Pedro, reprit Antoine en s’adressant au pauvre blessé !... je réponds à présent de vous.
Puis Antoine, sans ajouter une parole, se mit à courir à toutes jambes vers le bois où venait de se percher l’oiseau bleu-gris qui continuait toujours à faire entendre son cri de : Ouaco, ouaco, ouaco !
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