Paul Duplessis,
Les Peaux-rouges
“ Seulement, fais bien attention à ne pas le tuer... car cela nous priverait de la vue des tortures que nous lui ferons ensuite subir... et il faut savoir ménager ses plaisirs. Négrito choisit avec soin une flèche, puis, bandant son arc avec une force prodigieuse, il resta un moment immobile comme un roc. Pedro sentit un frissonnement d’épouvante lui passer par le corps. Il n’eût certes pas été plus ému si la flèche du Peau-Rouge, au lieu de menacer le pauvre Antoine, eût été dirigée vers sa propre poitrine. — Allons, tire, Négrito, dit Yaki au milieu du silence. ”
