Louis Simonin,
Les Mines d’argent du Nevada, souvenirs de voyage dans les états du Pacifique
“ C’est à peine si le soir les maisons de jeu ouvraient un moment leurs portes, et si les joueurs s’y tiraient entre eux quelques coups de revolver; c’était bon naguère en Californie ! Cette fois on n’avait qu’une idée, qu’un but, courir aux mines d’argent, acheter, vendre, puis racheter et vendre encore des pieds et des pieds de filon. Tous nous devions faire fortune, tous nous devions nous réveiller millionnaires. On appelait le pays de Washoe le paradis de l’homme pauvre, et souvent nous n’avions pas de quoi payer notre dîner ! ”
