Résumé

Raoul Le Roy Revue des Deux Mondes T.97, 1872

C’est une physionomie à part que celle du capitaine Foss. Sa taille élevée, sa large carrure, sa figure honnête et son air sûr de lui-même ne sont pas de trop pour donner confiance ; il est réputé le plus habile conducteur connu pour les routes de montagnes. Dix-huit milles nous séparaient encore des sommets où jaillissent les geysers, mais dans des conditions de route tellement insolite que la pensée même de la faire autrement qu’avec le bâton du montagnard ne me serait pas venue : aux yeux même des plus vaillans, c’est une entreprise à laquelle on songe d’avance.
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Raoul Le Roy Revue des Deux Mondes T.97, 1872

Le capitaine Foss est le seul qui ait osé franchir en voiture chargée la distance qui nous séparait du but. On affirme (mais les annales du pays ne sont pas toujours d’une rigoureuse authenticité) que depuis sept ans ce hardi pionnier des voies non frayées accomplit chaque fois sans le moindre accident sa tâche de géant. Il connaît d’autant mieux sa route que c’est lui qui l’a tracée ; elle est l’œuvre de ses mains, il en fait sa gloire.
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Raoul Le Roy Revue des Deux Mondes T.97, 1872

Les montagnes sont la seule limite de ces vallées : elles ont une physionomie pittoresque ; ce sont des mamelons superposés qui s’échelonnent jusqu’à des hauteurs considérables. En longeant la riche vallée de Pétaluma et celle non moins riche de Santa-Rosa, nous avions à notre droite le pic de Santa-Helena, qui s’élève à 4,300 pieds au-dessus du niveau de la mer. Le sommet de ces hauts pics est ordinairement dénudé ; mais les parties moyennes et inférieures en sont agréablement boisées ou revêtues d’une végétation dense d’un vert foncé.
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