Résumé

C. Lavollée Un Artiste chez les Peaux-Rouges

Les Indiens, absolument privés du bien-être, c’est-à-dire de l’élément premier de la civilisation, condamnés à lutter sans relâche pour les besoins de la vie matérielle, n’apprécient la mère et l’épouse qu’au point de vue de l’utilité pratique : quand l’une est trop vieille et quand l’autre n’est plus jeune, quel peut être leur rôle dans la tribu ? La mère n’a plus qu’à mourir au plus vite, et l’épouse descend au rang de servante. Ce n’est point la logique du sentiment, mais c’est la logique des sauvages ; or chez les peaux-rouges nous sommes en pleine sauvagerie.
Source : Wikisource

C. Lavollée Un Artiste chez les Peaux-Rouges

Quatre chiens sont attelés au traîneau, qui est emporté rapidement sur la neige, où une avant-garde d’Indiens a eu soin de préparer un sentier. C’est la façon la plus commode de voyager, mais ce n’est pas toujours la plus sûre, attendu que les chiens, imparfaitement dressés, font de fréquens écarts et ne se soucient guère du précieux fardeau qui leur est confié. Qu’un daim passe devant eux, ou qu’un troupeau de buffles apparaisse à l’horizon, l’instinct de la chasse se réveille, et voici l’attelage qui s’élance, à travers neige et fondrières, à la poursuite du gibier !
Source : Wikisource

C. Lavollée Un Artiste chez les Peaux-Rouges

Quel admirable pays pour un chasseur et quels beaux coups de fusil dans ces solitudes où abondent le buffle, le loup, le daim, l’antilope, l’ours, et, quand on traverse les marais, le canard sauvage ! Il ne fait pas toujours bon de rencontrer les ours ; l’ours gris surtout est très redoutable, et les plus intrépides parmi les peaux-rouges ne l’affrontent pas volontiers. Les antilopes errent en troupes nombreuses à travers les prairies, mais il faut les atteindre ; dès qu’elles aperçoivent ou sentent le chasseur, elles sont déjà loin. Tuer une antilope est une rare bonne fortune.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature