Résumé

Adolphe Rion Des soins à donner à la santé… (1856)

A quel agent inconnu, à quelle influence secrète s'adressera-t-il pour conjurer le repos forcé auquel le condamne son état social ? Au travail ; cette activité perpétuelle dépensée sans but par l'animal, il l'emploiera à se procurer un bien-être que la vie sauvage ne saurait lui offrir ; il s'assurera d'abord une sécurité parfaite contre les bêtes féroces, ses ennemis directs, puis contre les privations et la faim qui le menacent sans cesse lorsqu'il laisse au hasard le soin de sa substance et qu'il n'a pas songé, par une sage prévoyance, à s'assurer l'avenir.
Source : Gallica

Adolphe Rion Des soins à donner à la santé… (1856)

L'influence des passions sur la santé est énorme : on ne vit pas constamment sous l'empire d'une idée fixe, d'une espérance irréalisable, — car le désir s'accroît avec le succès, et réside, non dans l'objet convoité, mais dans l'individu même, — sans que cette surexcitation perpétuelle amène dans l'économie de graves désordres.
Les funestes effets des passions matérielles sont produits par la satisfaction même, bien que toujours imparfaite, qu'on trouve dans leurs brutales jouissances.
Source : Gallica

Adolphe Rion Des soins à donner à la santé… (1856)

A l'heure où ils vont s'ensevelir dans leurs alcoves soigneusement fermées pour intercepter les rayons du soleil, l'ouvrier diligent respire l'air pur du matin qui rafraîchit et vivifie ses organes et donne à tout son être une vigueur nouvelle. Le repos qu'on prend pendant le jour n'est jamais aussi réparateur que celui de la nuit; il convient aussi de laisser un intervalle de quelques heures entre le dernier repas et le coucher. Le sommeil qui suit immédiatement le dîner expose à des rêves pénibles, au cauchemar et à d'autres accidents résultant d'une digestion laborieuse.
Source : Gallica

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