Résumé

Portrait de Jean Macé Jean Macé Lettres d'un garde national à son voisin… (1848)

Leurs haines tomberont avec les mépris. Le danger s'enfuira devant le droit debout et triomphant.
Voilà, mon cher voisin, tout ce que j'avais à vous dire sur cette question grave, et, j'en fais l'aveu, délicate, du droit électoral. Si j'ai fini par y mettre quelque enthousiasme, c'est qu'on s'échauffe le coeur à parler de certaines choses. Je vous ai donné mon avis en honnête homme qui dit lotit ce qu'il pense et ne fait pas deux parts de la vérité, l'une qu'il jette à la face de ce qui l'offusque, l'autre qu'il met à l'ombre pour ce qu'il aime.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Lettres d'un garde national à son voisin… (1848)

La garde nationale, c'est la nation armée, pour veiller elle-même sur elle-même ; c'est le bataillon sacré des pères de famille, sans distinction de rang ni de fortune; c'est la grande armée commune où peut venir s'enrôler quiconque veut servir la patrie. Vous ne direz pas, bien sûr, qu'elle vous fait peur, vous qui en êtes. Vous ne direz pas que l'ordre social est en danger entre ses mains, et qui oserait le dire?
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Lettres d'un garde national à son voisin… (1848)

Ne sommes-nous pas bons voisins, et bons amis, francs compagnons, et sur le pied d'une égalité parfaite? Depuis vingt ans bientôt que nous vivons côte à côte, il y en a-t-il un de nous deux, soit moi, soit vous, qui se soit cru un seul instant le supérieur de l'autre, à quelque titre que ce soit? Nous sommes bien, n'est-ce pas, de la même pâte et du même bois, vivant dans les mêmes conditions, obéissant aux mêmes habitudes, soumis aux mêmes lois, accomplissant les mêmes devoirs, jouissant des mêmes droits, et rendant les mêmes services à la patrie?
Source : Gallica

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