Résumé

Portrait de François Guizot François Guizot Supplément aux deux premières éditions… (1820)

Cette politique est la seule qui mérite qu'on s'en occupe. Telle est la vertu de nos institutions, que la partie mystérieuse du gouvernement n'a plus ni importance réelle, ni véritable intérêt. Tout ce qui doit attirer l'attention des citoyens, tout ce qui influe sur nos destinées, hommes et choses, tout est patent, tout est là; et tout est là pour être vu, pour être jugé. Je sais que la faiblesse humaine redoute la lumière, et que l'orgueil humain s'indigne d'un jugement. Mais est-ce donc au profit de la faiblesse et de l'orgueil que le gouvernement représentatif est institué ?
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot Supplément aux deux premières éditions… (1820)

Il se déclare l'ennemi de l'inégalité naturelle qui fut son berceau, et le protecteur d'une inégalité factice dont il s'efforce d'atténuer la fausseté, en supposant au libre développement de l'inégalité véritable qui la ferait éclater. Le caractère essentiel du privilège, c'est l'illégitimité, l'usurpation.
Il usurpe le droit, apanage divin que l'homme a reçu du souverain auteur. Il y a des droits que tout homme possède par cela seul qu'il est homme, qui appartiennent à tous en vertu de la similitude de notre nature.
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot Supplément aux deux premières éditions… (1820)

Les mesures prises au sujet des sociétés populaires indiquent la ferme intention de ne point tolérer le désordre, quelque nom et quelques droits qu'il prétende usurper. Les actes essentiels des pouvoirs souverains offrent les caractères d'un gouvernement qui travaille à se constituer, et non d'une société qui tend à se dissoudre. Rien n'annonce cette lutte fatale d'une cour intrigante, d'un ministère incertain, d'une assemblée superbe et d'une multitude enivrée, qui a troublé notre révolution dès ses premiers pas.
Source : Gallica

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