J. Briol

Résumé

J. Briol Génie de la démocratie (1896)

Il y a beaucoup de riches en France; l'homme y a l'amour insatiable de l'argent, mais se souciant peu de la théorie de l'égalité permanente des biens, la fortune y circule avec une rapidité si grande, qu'on voit rarement deux générations en recueillir les faveurs.
La démocratie fleurira et portera des fruits mûrs, lorsque le peuple, échappant à l'influence des noms et de la fortune, confiera le pouvoir à cette aristocratie naturelle qui vient des lumières et des vertus, qu'il aura l'esprit et le goût de choisir des hommes éclairés qui ont passé la vie à faire le bien sous ses yeux.
Source : Gallica

J. Briol Génie de la démocratie (1896)

Le peuple dont l'état est démocratique, aime par instinct la liberté; il la cherche, s'il ne la trouve pas, il se résigne; mais il préfère l'égalité, il aime mieux mourir que de la perdre; sans elle, rien ne le satisfait.
Mais si les citoyens sont égaux, ne leur sera-t-il pas impossible de défendre leur indépendance contre les agrèssions du pouvoir? Car, quelle révolution, quel gouvernement, quelle démocratie, mettra tout à fait les peuples à l'abri des iniquités sociales et des abus de la force?
Source : Gallica

J. Briol Génie de la démocratie (1896)

La démocratie ne rêve pas l'égalité des fortunes, ce rêve s'éloignant trop de la réalité; mais elle cherche l'amélioration des masses, des déshérités, et l'adoucissement aux misères et aux maux qui les affligent et les accablent.
Dans la nation où la loi du partage égal des successions est en vigueur, les fortunes se divisant à l'infini, il n'y a plus de privilèges héréditaires; l'égalité de l'instruction en est la conséquence naturelle, ne pouvant rester ce qu'elle était à l'époque où les fortunes étaient substituées, les carrières et les vocations forcées
Source : Gallica

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