Résumé

Benjamin III Gradis Des Principes politiques qui doivent servir de base à la législation électorale… (1831)

La classe moyenne, ardente à saisir le sceptre, le laisse bientôt échapper, vaincue par le torrent populaire qui, envahissant l'État à la faveur des principes d'égalité qu'elle a long-temps préconisés, triomphe de la résistance qu'elle oppose et la déborde bientôt. En effet, rien n'indigne autant les prolétaires que de voir la classe moyenne, désertant le principe d'égalité , emprunter pour repousser leurs réclamations les maximes de l'aristocratie et jusqu'à son vocabulaire. L'aristocratie du moins exerce, à l'aide de sa clientelle, une certaine influence.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Des Principes politiques qui doivent servir de base à la législation électorale… (1831)

Dans tous les pays où il n'y a pas d'aristocratie, c'est-à-dire, de noblesse, de corps intermédiaire entre le roi et le peuple, ou à défaut, quelque institution qui en tienne lieu, et à laquelle, par une sorte de fiction politique, on permette d'en remplir les fonctions, il n'y a plus qu'à opter entre une république orageuse, l'anarchie ou le despotisme.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Des Principes politiques qui doivent servir de base à la législation électorale… (1831)

La société, après avoir cherché un mieux imaginaire dans une démocratie qu'elle ne peut trouver nulle part, rassemble ses débris et vient alors se reposer, selon la belle expression de Montesquieu, dans la forme de gouvernement qu'elle avait proscrite.
Ceux qui placent non dans la propriété, mais dans la capacité des citoyens, le droit électoral qu'ils appellent capacité électorale, expression peu logique qui s'est glissée dans notre langue, attaquent le fondement de la société.
Source : Gallica

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