Résumé

Benjamin III Gradis Des Doctrinaires et de l'article de M. Guizot sur la démocratie dans les sociétés modernes… (1838)

Les opinions de M. Guizot sont favorables à la royauté ; elles ne sont que très-faiblement aristocratiques; elles suffisent tout au plus à justifier l'existence de la Pairie viagère, telle que nous l'a conservée la Charte de 1850. M. Guizot est en effet dominé par l'idée de la prépondérance des classes moyennes ; mais il sent vivement l'importance de l'ordre ; il n'admet la démocratie des classes moyennes qu'à la condition que cette puissance, un peu turbulente de sa nature, soit contenue par des lois fortes, qui mettent le trône et la société à l'abri de toute secousse.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Des Doctrinaires et de l'article de M. Guizot sur la démocratie dans les sociétés modernes… (1838)

La capacité, dit M. Guizot, n'est pas simplement le développement intellectuel ou la possession de telle ou telle faculté particulière; c'est un fait complexe et profond qui comprend l'autorité spontanée, la situation habituelle, l'intelligence naturelle des intérêts divers à régler ; un certain ensemble enfin de facultés;, de connaissances et de moyens d'action qui embrassent tout l'homme , et. décident bien plus sucement que son esprit seul de sa conduite et de l'usage qu'il fera du pouvoir.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Des Doctrinaires et de l'article de M. Guizot sur la démocratie dans les sociétés modernes… (1838)

N'en déplaise à M. Guizot, nous affirmerons que, dans tout État libre, aucun citoyen n'est tenu d'obéir aux lois à moins de les avoir consenties, et surtout qu'il n'est tenu à payer aucun impôt sans l'avoir accordé, sans y avoir adhéré d'une manière plus ou moins formelle, sans en avoir senti la nécessité. Mais le vote effectif et direct n'est possible que dans le gouvernement républicain, où tous les Citoyens sont propriétaires et le territoire très-limité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature