Résumé

Ludger Berton La Constitution pour tous, conséquences du suffrage universel… (1848)

Il y a trois fractions qui divisent l'Etat :
1° L'aristocratie;
2° Le républicanisme;
3° La démocratie.
La première, l'aristocratie, est celle qui possède, qui accumule, qui prospère et qui s'arroge le droit de jouissance.
La seconde, le républicanisme, possède ou ne possède pas, peu lui importe : son principe est de sacrifier l'intérêt particulier à l'intérêt général.
La troisième, la démocratie, ne possède rien, veut posséder par des moyens plus ou moins légitimes, est
avide de jouissances, et tend, par ses principes, à détrôner la première à son profit.
Source : Gallica

Ludger Berton La Constitution pour tous, conséquences du suffrage universel… (1848)

Nous pouvons encore avoir pour président quelque Napoléon ou quelque Louis-Philippe. — Pensons-y bien.
Assez longtemps nous avons eu pour chef un homme qui ne représentait que le gouvernement, c'est-à-dire la politique. Il est temps enfin que la société soit représentée à son tour. La société était autrefois la conséquence, le résultat de la politique; il faut aujourd'hui que ce soit la politique qui devienne la conséquence, le résultai de la société.
Source : Gallica

Ludger Berton La Constitution pour tous, conséquences du suffrage universel… (1848)

Les coups de fusils ne prouvent rien, parce qu'ils peuvent être donnés avec succès par une minorité alerte et énergique, en raison de son infériorité, contre une majorité confiante et inerte en raison de sa supériorité.
Les idées peuvent tout, car elles sont le résultat du développement de l'intelligence ; quand elles sont droites, elles ont accès dans tous les coeurs droits, elles s'y incrustent et restent immuables. Il est impossible qu'une révolution morale fasse rétrograder la société : l'intelligence qui se développe ne peut aller qu'en avant.
Source : Gallica

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