Camille Gilardoni, Essai sur le suffrage universel… (1888)
“ Mais il n'est pas aussi éloigné du mandat impératif qu'il le paraît, en ce sens que ceux qui invoquent le plébiscite, se donnent généralement pour être les instruments dociles et passifs de la volonté populaire. Voilà ce qui rend cette forme de suffrage si dangereuse, car elle trompe tout le monde. Elle a l'air d'être un hommage rendu à l'opinion publique, tandis que, en réalité, elle la tourne en dérision. On se livre au peuple pour lui faire croire qu'il est le maître, et ce qu'on lui demande réellement c'est d'abdiquer absolument sa souveraineté en faveur d'un homme ou d'un principe. ”
