Benjamin III Gradis, De la Pairie et de ses rapports avec la constitution de l'État… (1831)
“ Un corps aristocratique qui n'a pas de fortes racines dans l'opinion, est toujours de facile composition, toujours prêt à capituler, et n'oppose jamais, par lui-même, qu'une faible résistance à la réalisation des doctrines populaires. N'oublions pas que la démocratie, suivant la belle expression de M. Royer Collard, coule chez nous à pleins bords ; et que l'aristocratie, cet élément qui doit lui-même servir de contre-poids, se détruit par l'effet du temps, et s'il faut en croire le témoignage de l'histoire, ne se recompose jamais (1) . ”
