Résumé

Félix Bodin Revue des Deux Mondes

Là est la tendance de l’humanité vers le progrès ; puis l’expérience qui le retarde pour ne pas le compromettre ; enfin l’action qui l’accomplit. Cela représente assez bien l’avenir, le passé et le présent. La chambre élective paraît plus spécialement destinée à tendre au progrès ; la mission de la royauté est de l’accomplir le plus sûrement qu’il se peut pour le bien du pays, auquel elle est intimement liée ; reste à la pairie, ou, pour mieux dire, au sénat, aux anciens, à montrer les obstacles, à donner les conseils de la prudence.
Source : Wikisource

Félix Bodin Revue des Deux Mondes

L’inégalité est dans la nature comme dans l’état social ; mais on se résigne mieux à celle qui se manifeste par des signes incontestables, qu’à celle qui n’est que de convention. On subit la supériorité du mérite ; on proteste contre la supériorité du hasard. L’hérédité de la pairie est impopulaire ; il s’agit de constituer un corps qui offre des gages de durée, qui ne soit pas un ferment d’insurrection. Il faut une pairie qui puisse être forte et respectée, parce qu’il faut que l’ordre soit fondé et maintenu.
Source : Wikisource

Félix Bodin Revue des Deux Mondes

Entendez-vous le bruit de toutes ces voix qui invoquent la pitié des Germains ? Toutes ces femmes qui crient : Si notre bon César nous est enlevé, honnêtes Germains, tout ce peuple est innocent de sa mort. Elles pleurent, elles prennent les dieux à témoin... Ah ! bonne nouvelle ! les Germains s’apaisent. Ils ne lèvent plus les glaives. En voilà qui se mettent en rang sur le théâtre... Oh ! que vois-je ! Des têtes, de vraies têtes d’hommes qu’on promène au bout des lances... Voilà qu’on en place une là-bas sur l’autel d’Auguste...
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature