Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais

Résumé

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais A la chambre des pairs. Passé, avenir (1831)

Pauvre pairie ! On a tenté de l'affubler en mille et mille façons.
Sera-t-elle héréditaire ou viagère? Y aura-t-il nomination, illimitation ?
A tout, le sentiment, le bon sens disaient non.
Une fois qu'ils se sont retirés des débats,
c'est entre les boules encore incertaines de couleur,
couleur, a fallu tirer à la courte paille, pour
parvenir à une fin quelconque.
Et le viager est sorti de l'urne, en depit de l'immense majorité des opinions : celles-ci, tenant à l'hérédité , et celles-là à l'élection (1) .
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais A la chambre des pairs. Passé, avenir (1831)

Il y a à retenir , à contenir, cette autorité unique , toute puissante, qui a forcé la royauté à se suicider, qui a forcé la branche aînée à se précipiter dans l'abîme.
Il y a à faire de la pairie, ni une première, ni une seconde chambre, mais une autre chambre ; une chambre à titre pareil, à pouvoir égal ; une chambre qui, de même, tire son être de ce qui possède la vie; une chambre enfin, qui ressemble d'origine, et diffère de nature, et balance en puissance.
Source : Gallica

Nicolas-Louis-Marie Magon La Gervaisais A la chambre des pairs. Passé, avenir (1831)

Mais la condition unique de l'existence de cette seconde chambre; c'est l'hérédité. Sans l'hérédité, elle n'aura aucune des conditions que vous lui voulez ; sans l'hérédité , vous chercherez en vain à lui donner indépendance et dignité ; sans l'hérédité, vous ne faites qu'un ridicule fantôme de chambre des pairs, une section de la chambre élective, ou un sénat impuissant. Ne voyez-vous pas que vos institutions tremblent au moindre souffle ? C'est qu'elles n'ont pas de base un peu solide.
Source : Gallica

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