Résumé

Jonathan Lettre à MM. les conservateurs (1872)

L'esprit religieux, la pureté des moeurs, le sentiment du respect, celui de l'honneur; toutes ces grâces sont données au principe de légitimité.
Si cela était bien démontré, en vérité il nous faudrait sur l'heure nous jeter aux pieds du prince et crier : Vive le roi ! car la prospérité et la gloire de la patrie doivent l'emporter dans nos coeurs sur toutes choses, même sur la liberté ; mais c'est cette démonstration qui fait faute et cela paralyse notre élan. Examinons donc un peu ce qu'il y a de réel dans ces différents mérites de la royauté.
Source : Gallica

Jonathan Lettre à MM. les conservateurs (1872)

C'est pour cela qu'il faut que les rangs de l'aristocratie soient toujours ouverts et que chacun puisse y monter s'il s'en rend digne.
En résumé, au lieu de rêver la résurrection d'un passé qui ne peut plus revivre ; au lieu de lutter sans fruit contre un irrésistible destin, travaillez donc, Messieurs, à donner à la République l'équilibre stable qui lui manque encore, qui lui manquera toujours, tant que les classes élevées ne se rallieront pas sincèrement à elle, tant que les dangers de notre régime électoral ne seront pas conjurés.
Source : Gallica

Jonathan Lettre à MM. les conservateurs (1872)

C'est bien mal connaître l'esprit des assemblées délibérantes, d'imaginer qu'elles peuvent échapper à la loi qui régit le monde, grandir ou mourir. Or, comme ces assemblées n'ont aucune envie de mourir, elles tendent fatalement à élargir leurs prérogatives, à s'emparer de toute l'autorité et, d'ordinaire, elles y parviennent; parce que, se retrempant sans cesse dans l'élection populaire, elles ont la force d'une éternelle jeunesse et l'arme terrible de l'opinion publique à leur service.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature