André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas

Résumé

André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas De la Réforme électorale (par A. Carrion-Nisas… (1840)

Or, comme il arrive à notre aristocratie censitaire ce qui arrive à toute aristocratie, comme elle compte dans ses rangs une nombreuse minorité animée de sentimens généreux, prête à combattre pour le droit commun contre ses propres priviléges, il en résulte que les deux cents millions sont répartis, ou peuvent l'être d'un moment à l'autre, entre cent mille solliciteurs environ, nombre suffisant pour faire triompher, dans la plupart des Collèges, les candidats du pouvoir.
Source : Gallica

André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas De la Réforme électorale (par A. Carrion-Nisas… (1840)

Les trois plus grandes puissances humaines : la puissance du nombre, celle des richesses, celle des lumières, sont donc le partage des huit millions de contribuables et de leurs familles.
Lorsque notre constitution politique se sera modelée sur notre constitution sociale, lorsque le gouvernement s'appuiera, à-la-fois, sur la capacité, sur la propriété et sur la force numérique, de nouvelles guerres civiles, de nouvelles révolutions cesseront à jamais d'être possibles.
Source : Gallica

André-François-Victoire-Henri Carrion-Nisas De la Réforme électorale (par A. Carrion-Nisas… (1840)

Voyons s'il n'y aurait pas de milieu réalisable entre l'aristocratie censitaire et la démagogie, si la démocratie n'est qu'un rêve et si, par suite, la corruption Electorale et parlementaire est un mal nécessaire.
Pense-t-on que la masse des citoyens qui ne payent pas deux cents francs d'impôts, soit assezennemie du bons sens et d'elle-même pour désirer l'anarchie ? Admettra-t-on que les plus petits contribuables soient en proie à ce délire?
Source : Gallica

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