Résumé

Benjamin III Gradis Des Idées politiques de M. de Lamartine…

Aussi, tous sans exception, dès qu'ils ont entrevu la vérité, dès qu'ils ont rompu ouvertement avec les exagérations, l'anarchie et le crime, ont-ils perdu toute leur popularité et ont-ils été traités d'apostats, de réactionnaires, d'aristocrates, de royalistes, d'aspirants à la tyrannie. M. de Lamartine n'a pas échappé à la destinée commune : s'il existe encore, c'est par miracle, quoique la République n'ait guère plus d'un an, et qu'il n'ait guère vécu que cinq mois de la vie publique de la démocratie.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Des Idées politiques de M. de Lamartine…

Eh bien ! pourrait-on dire à M. de Lamartine, ces hommes affreux que vous redoutez, savez-vous qui leur a donné naissance, qui les a déchaînés? Ces théories spoliatrices qui vous inspirent tant d'horreur, savez-vous de quelle source elles découlent? Elles ont pour principe l'opinion erronée que tout le monde est apte à gouverner l'État. Le régime républicain ou primitif, très-convenable à un État naissant, où les terres sont en abondance et la propriété à la portée de tous, ne peut être appliqué avec avantage à une société vieille, populeuse et corrompue.
Source : Gallica

Benjamin III Gradis Des Idées politiques de M. de Lamartine…

Les Girondins et Robespierre, en résistant à ses avances, commirent une faute qui leur a coûté le pouvoir et la vie. Les premiers la commirent par vertu. Ils oublièrent trop que les divisions perdent tous les partis, qu'on ne peut faire de révolutions que par les prolétaires, et qu'il faut les avoir pour soi, pour s'assurer une domination certaine. Les prolétaires sont en quelque sorte les organes indispensables du Pouvoir exécutif qui en est la tête. Voilà pourquoi les États à grande population ne jouissent de tranquillité que quand l'État a un chef unique.
Source : Gallica

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