Résumé

Georges Dairnvaell Histoire de M. Proudhon et de ses principes… (1849)

Suivant le grand réformateur, la République est incompatible avec la propriété, car en février 1848 tous les contrats ont été abolis de droit, la propriété a été supprimée, et si les débiteurs paient encore ce qu'ils doivent, c'est qu'ils le veulent bien.
Le citoyen Proudhon oublie à dessein que les combattants de Février fusillaient les voleurs. Il croit avoir le droit d'insulter la Révolution de Février comme il insulte le socialisme ; s'il touche à de bonnes idées c'est pour les salir. Si l'Assemblée a des mouvements généreux il se hâte de parler pour les arrêter.
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire de M. Proudhon et de ses principes… (1849)

Dans vingt ans, dans trente ans, ce sol donné pour rien aura peut-être une grande valeur due au travail des colons. Eh bien, d'après vous, ces hommes, qui auront passé trente ans à labourer la terre, à la rendre fertile, pour que leurs enfants aient moins de travail et plus de repos, ces ouvriers honnêtes et laborieux qui, pour augmenter la valeur du don que la France leur aura fait, se seront exposés aux balles des Arabes et aux dangers du climat de l'Afrique, ces prolétaires, devenus propriétaires, ne seront donc que des voleurs ?
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire de M. Proudhon et de ses principes… (1849)

Vivre au jour le jour en jouissant le plus possible et en ne songeant jamais au lendemain, telle est la doctrine des porcs à l'engrais et du citoyen Proudhon, telle est la morale que ce citoyen voudrait voir adoptée par les ouvriers. Il aime tant les prolétaires !
Il a trouvé un petit moyen bien doux, bien anodin, pour tuer la propriété, c'est d'établir une banque nationale qui prêtera à 0 pour cent les 2 milliards qu'elle aura dans sa caisse. Mais où trouver ces 2 milliards.
Source : Gallica

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