Résumé

Almire Gandonnière Réponse au manifeste du citoyen Bonaparte… (1848)

Aujourd'hui la ferme sagesse de l'Assemblée nationale et l'intrépide résolution du général Cavaignac ont raffermi tous les grands principes de la société, un instant mis en péril par les passions les plus insensées ; aujourd'hui la République amis à nu toutes les plaies morales qui rongent notre corps social, et elle pénètre chaque jour les esprits les plus indifférents de la nécessité de revenir aux saintes et tutélaires idées de l'ordre, de la discipline, de la fraternité, de la religion
Source : Gallica

Almire Gandonnière Réponse au manifeste du citoyen Bonaparte… (1848)

Vous dites : l'ambition des emplois fait d'un peuple libre un peuple de solliciteurs ; et vous avez raison. Mais pourquoi vous et vos patrons allez vous semant à tout vent, promesses d'emploi, promesses de portefeuilles? Prenez-y garde, vous allez perdre les voix même de vos coureurs, car ils seront cruellement désappointés.
Vous ne voulez pas que l'État se laisse entraîner à exécuter les grands travaux ; et vous ajoutez cette phrase de rhétoricien : la centralisation des intérêts et des entreprises est dans la nature du despotisme. Pour le coup vous parlez comme le citoyen Gorgias
Source : Gallica

Almire Gandonnière Réponse au manifeste du citoyen Bonaparte… (1848)

La paix est le plus cher de vos désirs. C'est tout simple : vous voudriez avoir toutes les douceurs du pouvoir sans en avoir les soucis. Voilà ce que c'est que de n'avoir eu d'autre peine que de naître et de s'appeler Bonaparte. Vous ne songez donc plus à votre aigle !...
Une grande nation doit se taire ou ne jamais parler en vain. Idée juste que M. de Lamartine a parfaitement développée dans son admirable manifeste à l'Europe. Ici ; citoyen prince, vous étiez tenu de citer votre auteur. D'ailleurs l'Assemblée nationale a seule le droit de décider ces questions.
Source : Gallica

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