Résumé

I. Legendre De la Dictature, par I. Le Gendre… (1848)

La confusion que l'on fait entre la dictature et le pouvoir absolu est une des principales causes de la défaveur qui pèse sur elle. Pour beaucoup d'esprits;, le dictateur n'avait pas d'autre frein que sa volonté, et, réunissant dans ses mains la souveraineté qui fait les lois, l'autorité qui les interprète, la force qui les applique, il pouvait, suivant eux, détruire à son gré les lois fondamentales du pays, briser les contrats les plus sacrés, menacer par des décrets sortis de sa seule volonté la vie et la fortune de tous les citoyens.
Source : Gallica

I. Legendre De la Dictature, par I. Le Gendre… (1848)

Rien ne refroidit l'enthousiasme comme la légalité; et l'homme qui a reçu la souveraine puissance n'aura jamais, pour la multitude, le prestige de celui qui s'en est emparé au risque de sa tête. Investi par les lois, il reste leur sujet, au lieu de paraître leur dominateur ; on peut compter les degrés de son élévation ; et s'il excite encore l'admiration, il n'inspire plus l'enthousiasme.
La dictature est une forme de gouvernement, on ne peut le nier, transitoire si l'on veut, révolutionnaire, soit, mais par cela même plus
Source : Gallica

I. Legendre De la Dictature, par I. Le Gendre… (1848)

L'ennemi, qui a pour lui la décision, le secret et l'union, triomphe... ou un homme, foulant aux pieds toutes les lois, toutes les formes, garanties du citoyen dans les temps ordinaires, redoutables obstacles dans les moments critiques, s'empare de l'autorité, conjure le danger, et vient ensuite demander, non le pardon, mais la récompense de ce qu'il a osé faire.
La patrie est sauvée et la constitution anéantie.
Source : Gallica

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