Émile Verhaeren,
La Multiple Splendeur
“ L’ardeur Dont s’enivrait, devant la terre et sa splendeur, L’homme naïf et clair aux premiers temps du monde C’est que le rythme universel traverse encor Comme aux temps primitifs leur corps ; Il est mouvant en eux ; ils en sont ivres ; Nul ne l’apprend aux feuillets morts d’un livre ; Tel l’exprime — sait-il comment ? — Qui sent en lui si bellement Passer les vivantes idées Avec leur pas sonore, avec leur geste clair Qu’elles règlent d’elles-mêmes l’élan du vers Et les jeux Onduleux De la rime assouplie ou fermement dardée. ”
