Charles Georgeot

Résumé

Charles Georgeot Éva : poème (1873)

« Fuyez! le plaisir est un crime, Chacun de vos baisers est un pas vers l'abîme Et dans chaque transport de votre passion Le vengeur a gravé sa malédiction.
Fuyez! car le bras droit sera séché, de celle Qui dans un tel amour demeurera fidèle; Eloignez-vous quand monte un flux de volupté; Tremblez, car le Puissant qui vous créa trop belle , Pour vous punir aura toute une éternité. »
Ah! moine, sois maudit! et que la foudre tombe Sur le vautour affreux qui poursuit la colombe!
Source : Gallica

Charles Georgeot Éva : poème (1873)

Pour les jésuites seuls l'amour est un scandale.
Ainsi pensait Ulric et le faisait bien voir.
Ils étaient là tous deux, dans la nuit du boudoir, Elle, les yeux ardents, pareille à la cavale Qui bondit au désert quand le brun Africain Enfonce dans ses flancs son éperon d'airain , Et lui, le sein bouillant, s'enivrant sur sa bouche , S'abreuvant de baisers, l'entrelaçant, farouche, Comme un tigre altéré qui lèche en rugissant Le cadavre encor chaud dont il a bu le sang.
Source : Gallica

Charles Georgeot Éva : poème (1873)

L'odeur des roses églantines S'élevait du jardin , comme un parfum d'encens Vers Dieu; près du balcon, sur les branches voisines La fauvette exhalait ses notes argentines; La nature assemblait ses mystiques accents Dans l'hymne du matin , harmonieux, tranquille, Tandis que les grands bois au feuillage mobile Par le vent caressés, s'agitaient bruissants.
Source : Gallica

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