Claude Boyer, Fédéric, tragicomédie
“ Si l'un est sans amour, il m'offre son appui ;Pour Fabrice, il m'adore, et j'attends tout de lui.FLORISE. Quoi, Fabrice vous aime ?CAMILLE. Oui, sa flamme est extrême. FLORISE. Qui vous l'a dit ?CAMILLE. Ses yeux m'ont dit cent fois qu'il m'aime.FLORISE. Vous fiez-vous si fort au langage des yeux ?CAMILLE. C'est le plus sûr langage, et rien ne parle mieux.FLORISE. Mais, Madame, aimez-vous ou Fabrice, ou Valère ?CAMILLE. Fabrice dans mon coeur l'emporte sur son frère ; Mais comme je dédaigne un roi qui n'aime pas,Un amant sans couronne a de faibles appas. ”
