Résumé

Victor Barrucand Amour idéal : poème en vingt-quatre sonnets (1889)

J'avais trop présumé de mon pauvre courage, En acceptant l'exil terrestre, avec orgueil. Qu'ils sont lourds à porter, les vêtements de deuil ! Et qu'on est bientôt las de poursuivre un mirage !
Dans le gouffre du bleu mon coeur a fait naufrage. L'absence m'a brisé, comme un flot sur l'écueil; Il me faut revenir mendier, vers ton seuil, Un rayon de tes yeux, pour dissiper l'orage.
Car, loin de ta beauté, le doute m'a repris; Je ne crois au divin qu'à l'heure où tu souris. Tu le vois, je suis faible et ma bouche blasphème.
Source : Gallica

Victor Barrucand Amour idéal : poème en vingt-quatre sonnets (1889)

La Vérité luira, douce flamme irisée, Dans leurs yeux. Ils verront, loin du monde qui ment, — Car l'éternité manque à la foi du serment, — Renaître leur bonheur de sa tige brisée.
Eux les vaincus d'hier, les pauvres, les bannis, Ils auront le pouvoir divin des infinis; Libres de leurs liens et lavés de leurs fanges,
Ils vivront, oublieux de la haine et du mal, Parmi les purs Esprits, dans le concert des Anges, Ravis par les baisers de l'Amour idéal.
Source : Gallica

Victor Barrucand Amour idéal : poème en vingt-quatre sonnets (1889)

« Par le bien ou le mal, emporte la déroute « De ton espoir céleste et de ton rêve humain. « La vie est une coupe, aujourd'hui dans ta main, « Avant de la briser, il faut l'épuiser toute. »
Et pour donner le change à mon désir de ciel, J'ai bu la coupe, amère en dépit de son miel, Et l'ivresse est montée en mes yeux comme un voile.
Lourde nuit ! Mais tu viens, et l'espoir m'est rendu. Je crois en ta beauté, Femme, Lumière, Étoile, Pour guider mon exil au paradis perdu.
Source : Gallica

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