Résumé

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun Les Partis, esquisse morale et politique… (1818)

Je suis convaincu que le ministère français, en comptant trop sur le prestige de l'autorité royale, et en s'appuyant avec trop de sécurité sur une masse inerte de citoyens paisibles mais indifférens, finira par succomber sous quelque coup inattendu de l'un ou de l'autre parti, à moins qu'il né se fasse parti lui-même. Or, comment un ministère peut-il avoir un parti, s'il ne se rattache pas fermement à des intérêts existans au sein de la nation ? Il faut donc choisir entre les intérêts, ou les avoir tous contre soi.
Source : Gallica

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun Les Partis, esquisse morale et politique… (1818)

Et pourquoi l'état des moeurs et des opinions repousse-t-il ces institutions admises dans le reste de l'Europe? C'est parce que chacun en France se moque de tout, et prétend à tout : il n'est pas d'honneur ni de rang dont il ne se croie digne lui-même; il n'est pas d'honneur ni de rang qu'il respecte dans un autre, lorsque son humeur frivole l'entraîne. Cette vanité universelle des Français est appuyée sur l'extension des lumières et sur les effets d'une brillante éducation dans toutes les classes.
Source : Gallica

Portrait de Conrad Malte-Brun Conrad Malte-Brun Les Partis, esquisse morale et politique… (1818)

On outrage les nations étrangères et les puissances alliées, comme si nous étions encore maîtres de l'Europe ; on calomnie les personnages les plus augustes ; on évite de prononcer le seul mot de légitimité. Chez nous, la lutte des journaux est une simple lutte d'opinions. Aucun de nos écrivains politiques distingués ne veut renverser la constitution ni changer la dynastie. Aucun de nos journalistes compte sur une révolution pour devenir grand seigneur. N'étant pas enivrés d'un orgueil vague et sans bornes, ils ne sont pas animés par un esprit de parti violent et aveugle
Source : Gallica

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