Dominique Dufour Pradt

Résumé

Dominique Dufour Pradt Petit catéchisme à l'usage des Français… (1820)

Tout ce que veut le peuple français , c'est de rester comme il est; laissez-le tranquille, et vous verrez s'il est révolutionnaire. La démocratie peut être créée et comme amenée au milieu de lui par des tracasseries continuelles , par l'incertitude de son sort, par l'opposition de ses chefs à son esprit, par leurs maladresses. A la longue, tout s'use, et l'on finit par se lasser; à force d'être mal mené, on songe à se mener soi-même; mais cette démocratie vient du dehors, et ne repose pas dans le coeur ni dans l'esprit du peuple français.
Source : Gallica

Dominique Dufour Pradt Petit catéchisme à l'usage des Français… (1820)

Les gouvernemens sont les premiers gardiens de la morale des peuples ; ils doivent s'attacher à n'offrir à leurs regards rien que de pur : ils auront toujours assez à faire en réprimant les penchans déréglés des sujets. La loi destinée à les régir doit, pour être respectée, ne montrer rien que d'irréprochable dans sa formation comme dans son but... Que pensera le peuple, comment obéira-t-il à des lois qu'il pourra regarder comme le fruit de subterfuges, d'équivoques, qu'il aura vu naître dans l'ombre et arriver à lui par des voies détournées? Comment croire qu'au milieu du gouvernement.
Source : Gallica

Dominique Dufour Pradt Petit catéchisme à l'usage des Français… (1820)

R. Parce que la loi d'élection n'est qu'une loi de pouvoir, une question de contrat social: elle ôte le pouvoir à l'aristocratie : celle-ci le redemande à cette loi, comme elle redemande sa supériorité à la loi du recrutement, qui n'est elle-même qu'une loi d'égalité; or, l'aristocratie, par sa nature, veut toujours le pouvoir et jamais l'égalité : cela est dans son essence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature