Édouard Fraissinet

Résumé

Édouard Fraissinet Le Japon contemporain (1857)

La nature est le livre éternel où sont marqués , pour ce peuple, les jours de réjouissances, de cérémonies et de prières. Mais il ne pouvait en être ainsi que sous le climat privilégié dont jouissent les îles du Japon et la partie tempérée de la Chine. Là, les saisons se succèdent avec une inaltérable régularité. Pendant qu'une partie du règne végétal semble mourir, une autre ressuscite; et jamais il ne s'écoule un mois tout entier sans que l'on ait vu quelque part aux champs une fleur s'épanouir et jeter un nouveau jalon dans la carrière de l'année.
Source : Gallica

Édouard Fraissinet Le Japon contemporain (1857)

Les souliers des Japonais n'ont point de talons et sont faits en forme de pantoufles, ce qui ne les empêche pas de tenir fermement au pied, car on les fixe à l'aide d'un demi-cercle de corne qui passe entre les orteils.
Comme la forme du gouvernement, comme les croyances religieuses, comme les mœurs, les usages et toutes les habitudes de la vie, rien dans le costume n'est changé depuis plus de deux mille ans; la coupe est la même pour toutes les classes de la société, depuis les empereurs jusqu'à leurs plus humbles sujets.
Source : Gallica

Édouard Fraissinet Le Japon contemporain (1857)

Les Japonais sont fiers et ne supportent ni parole ni geste offensant; mais ils se traitent mutuellement avec beaucoup d'égards et de convenance.
Malgré cette fierté naturelle, ce peuple est plein de douceur et de bienveillance, sensible aux moindres témoignages d'affection, mais inébranlable aux injures et aux menaces. La justice pour lui n'est pas un vain mot. Chacun l'observe à l'égard de ses
concitoyens, et l'autocrate lui-même n'oserait pas y manquer envers ses sujets.
Source : Gallica

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