Pierre Faveyrol

Élements biographiques

Pierre Faveyrol,  Brouillons en marge (1933)

“ Un beau rêve nous fait heureux, Les rêves sont notre fortune.
Amoureux, vagabonds et fiers Gueux, nous allons sans sou ni maille, Joyeux toujours, vaille que vaille,
Plus encor aujourd'hui qu'hier.
Sans nul souci — c'est bien notre âge — Gais, nous flirtons avec la vie. A d'autres la haine et l'envie ;
Nous préférons le badinage.
Fous comme sont les écoliers,
Le soir nous entraînons quelqu'une Enfant mignonne, blonde ou brune, Et jouons les preux chevaliers.
Notre amie la lune se lève Pour écouter les mots d'amour Les mots si vieux, si vrais et lourds De nos serments et de nos rêves.
”
Source : Gallica

Pierre Faveyrol,  Brouillons en marge (1933)

“ Pareillement, je sais, nos deux âmes sont lasses ; Attendre n'est qu'un mot et c'est un mot si vain. Pourquoi songer ainsi, tout s'envole, tout passe, Effeuillons aujourd'hui ; que t'importe demain.
Ton amour bercera ma douleur imprécise,
Mes mots évoqueront un jour nouveau pour toi Et dans la griserie d'une minute exquise.
Nous nous évaderons d'un monde trop étroit.
REPIT
Mon âme avait laissé se former l'essaim noir Des douleurs en mon coeur bourdonnantes et vaines, Si lasse et si meurtrie qu'aucune de ces peines Ne pouvait même plus faire un grand désespoir.
”
Source : Gallica

Pierre Faveyrol,  Brouillons en marge (1933)

“ Et mon coeur est étreint d'une indicible peine, Mon être tout entier semble frémir de peur, L'ombre paraît, ce soir, environnée de haine ; Je sens monter en moi comme d'étranges pleurs Et mon coeur est étreint d'une indicible peine.
Mon être tout entier semble frémir de peur, Je pense que la nuit est sournoise et méchante, Qu'elle cache en son sein meurtrissure et douleur ; Pourtant, c'est ma tristesse encore que je chante Lorsque mon être entier semble frémir de peur.
”
Source : Gallica

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