Ferdinand Bérenguier

Élements biographiques

Ferdinand Bérenguier Un assassinat politique ou Enfant et martyr (1879)

UN ASSASINAT POLITIQUE
jeunesse qui séduit et la force qui impose en s'appuyant sur la logique froide et réfléchie. C'était une de ces natures énergiques qui bravent les orages et que les tempêtes, quelle qu'en soit la violence, laissent calmes et impassibles; Les idées de progrès et d'indépendance firent battre de bonne heure son coeur à l'unisson de celui de ses concitoyens, dont l'enthousiasme pour la République croissait avec le péril. Il avait vu, lui aussi, dans ses rêves d'avenir, la France glorieuse et prospère se régénérer par la concorde et la liberté.
Source : Gallica

Ferdinand Bérenguier Un assassinat politique ou Enfant et martyr (1879)

Il s'appelait Gayol, dix-sept printemps seulement avaient passé sur sa tête; dix-sept ans! âge des illusions et des chimères, où l'avenir est souriant et le passé vierge de chagrins et d'amertumes! S'il n'avait pas la joie sereine d'une jeune fille, il avait le regard d'un prédestiné et la physionomie rayonnante d'un martyr ! Comme Baudin, comme Bidauré, il a droit à la gloire, à la gloire du brave qui meurt pour la sainte cause des peuples!
Source : Gallica

Ferdinand Bérenguier Un assassinat politique ou Enfant et martyr (1879)

Cette pensée pénible, le tourmentait-elle? —Il nous est difficile de l'affirmer. Avant d'arriver à Lorgues, il jeta un coup d'oeil rapide sur la campagne, qu'il idolâtrait : « Comme tout est triste, s'écria-t-il, les arbres sont dépouillés de leur parure, la fraîcheur de l'automne a fait place à l'âpre rudesse de l'hiver, l'harmonie de la nature semble détruite ; à part l'olivier, symbole de paix, qui reste comme un sourire au milieu de ces champs privés de vie, tout semble se recueillir dans l'attente d'un jour de délivrance ou de deuil ! »
Source : Gallica

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