Résumé

Portrait de Régis Roy Régis Roy Le cadet de la Vérendrye

Mais dis, beau chevalier si clairvoyant, ne trouves-tu pas que ses yeux sont les plus beaux du monde ?
À l’accent de Joseph, il était facile de comprendre qu’il s’exprimait avec sincérité.
Pierre éclata de rire.
— Peste ! dit-il, comme tu y vas, mon cher Joseph !... Es-tu pris aussi bien que cela ?...
Puis, sa malice habituelle le saisissant de nouveau, il ajouta :
— Tu trouves ses yeux jolis... mais ils sont bleus !... et tu sais... les yeux couleur d’azur, de pervenche... ou comme tu voudras... cela ne vaudra jamais l’œil noir qui étincelle, qui pétille de malice...
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Portrait de Régis Roy Régis Roy Le cadet de la Vérendrye

Au moment où ils passaient près du ouigouam du Corbeau, un chant doux et triste se fit entendre.
Pierre et Joseph s’arrêtèrent stupéfaits.
La voix qui s’exhalait ainsi plaintive et navrée n’appartenait pas à la race des Yhatchéilinis, ni à celle d’aucun peau-rouge. La personne qui chantait s’exprimait en espagnol. C’est ce qu’ils pensèrent.
Puis, subitement, le chant fit place aux sanglots.
De Noyelles se penchant à l’oreille de son ami dit tout bas :
— Tu viens d’entendre cette voix ! Que penses-tu de ceci ?
— Chut ! souffla Joseph. Écoute, et sois immobile !
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Tous dorment profondément.
Le foyer, se ranimant, jette sa clarté renaissante sur cette scène nocturne et nous permet de reconnaître l’homme dont le sommeil a fui les paupières, tandis que ses confrères ont comme du plomb dans la tête et les membres.
C’est Brossard, dont un sourire de triomphe fait naître sur ses lèvres un rictus effrayant.
M. de la Vérendrye est enfin à sa merci ! Il va pouvoir le fouiller et lui enlever l’amulette ! Il en connaîtra le mystère ! Après, il saura bien la cacher et l’on ne pourra jamais soupçonner qui est le voleur.
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