Résumé

Portrait de Georges Dugas Georges Dugas La première Canadienne du Nord-Ouest

Durant le voyage, Mme Lajimonière n’eut pas, comme les hommes, à manier l’aviron ou à porter de lourds fardeaux sur ses épaules ; cependant elle n’en éprouvait pas moins la fatigue de passer des journées entières assise au fond d’un canot, sans pouvoir changer de position, exposée aux rayons du soleil, aux vents ou à la pluie ; puis le soir, de coucher sur une grève, au bord d’un lac ou d’une rivière, sans autre lit que la terre dure ; toutes choses beaucoup plus poétiques dans les livres qu’en réalité.
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Portrait de Georges Dugas Georges Dugas La première Canadienne du Nord-Ouest

C’était un voyage rude et pénible même pour des hommes; plus d’un voyageur qui avait signé son engagement de gaieté de cœur, et qui était parti en chantant de gais refrains, versait des larmes de regret et se sentait pris de découragement après cinq ou six jours de cette vie de voyageur. Il arrivait même que quelques-uns d’eux, à la faveur des ténèbres de la 19 nuit, trouvaient moyen de déserter à travers les bois, pour retourner au pays, aimant mieux s’exposer au danger de mourir de faim qu’à celui de succomber sous le fardeau.
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Deux ou trois jours après son aventure avec les sauvages, M. Lajimonière était au milieu d’une grande prairie fréquentée par d’innombrables troupeaux de buffles, quand tout-à-coup il rencontra sur son passage une bande de ces animaux. La présence d’un troupeau de buffles produit sur les chevaux des chasseurs un effet étonnant. Sans être excité par son cavalier, un cheval parfois s’élance à la poursuite des buffles avec tant d’ardeur qu’il devient impossible de le maîtriser. Le chasseur, ainsi mêlé à des milliers d’animaux lancés dans une course furibonde, court les plus grands dangers.
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