Résumé

Portrait de Georges Dugas Georges Dugas Un voyageur des pays d’en-haut

Son père, Joseph Charbonneau, qui avait tiré au sort comme les autres, se trouvait à partir pour l’armée : l’occasion parut belle à Jean-Baptiste de montrer son courage et sa générosité.
« Mon père, dit-il, le sort n’est pas juste, il faut le corriger : vous allez me donner votre place ; la famille a besoin de vous à la maison, tandis qu’elle peut se passer de moi facilement ; d’ailleurs, je suis jeune et vous êtes vieux, la place me conviendra mieux qu’à vous ; la famille y gagnera et la patrie ne perdra rien. »
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Après une si fatigante marche pour atteindre le grand lac Athabaska, il leur fallut revenir à l’Île-à-la-Crosse. Heureusement, pour le retour ils se procurèrent de bons chiens ; mais, cette fois, ils faillirent périr dans une horrible tempête qui les surprit au milieu de la route.
Ceux qui n’ont jamais vu de tempêtes dans les grandes prairies du Nord-Ouest ne peuvent guère se faire une idée de ces tourmentes. Le voyageur surpris en chemin sous ces tourbillons de neige fine qui l’enveloppent de tous côtés, n’a rien autre chose à faire qu’à se camper le mieux possible pour attendre le calme.
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Quinze années à l’Île-à-la-Crosse et au lac Athabaska.
Nous l’avons déjà dit, Charbonneau n’était pas d’une taille colossale, et ne pouvait être choisi pour lutter contre les athlètes du Nord-Ouest. En revanche il était d’une vigueur extraordinaire et c’était le plus solide marcheur de l’époque. Peu d’hommes auraient mieux résisté que lui à la fatigue des longues courses, et supporté, sans faiblir, les jeûnes et les intempéries des saisons. Tous nos voyageurs canadiens ont été, sous ce rapport, des hommes d’une force et d’un courage incomparables.
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