Adolphe-Basile Routhier, De Québec à Victoria
“ Ce fleuve — qui est une des richesses de la Colombie — n’a pas l’azur de la Méditerranée, ni la limpidité du lac Supérieur, ni le vert sombre du Saint-Laurent ; il est jaunâtre et terne. Il ne mire pas la tente blanche du sauvage, ni l’immense tente bleue du ciel, ni les hauts promontoires qui l’encadrent, ni les cimes neigeuses qui l’alimentent pendant les chaleurs de l’été. On dirait que n’ayant traversé que des solitudes inhabitées, il n’a pu emprunter à la civilisation son vernis et son éclat. Il est sauvage, voilé, opaque et sale. ”
