Gustave Toudouze,
En robe de soie
“ Il n’était pas plus permis de distinguer les paroles que de désigner la nationalité du tonitruant inconnu qui beuglait si près de nous, au risque d’attirer sur lui les balles des dreysses aussi bien que celles des chassepots. Mâchée par une voix rude, rocailleuse, la chanson avait des hauts et des bas, une musique complainte paysanne, un balancement rustique qu’on devinait rythmés, par le dandinement du corps. — En voilà un charabia ! — souffla Navaret. — Pour sûr, un hacheur de paille ! — répondit Tournevire, ramenant la crosse de son fusil à hauteur d’épaule, pour être tout prêt à tirer. ”
