Résumé

Souvenirs du Siège de Paris. (avant-Postes… (1871)

Le confortable manquait, mais on se rattrapait sur le pittoresque : tentes, arbustes, asperges au léger feuillage se mêlaient, dans un fouillis qui rappelait les fêtes de village, sous l'ombrage de gigantesques noyers couverts de fruits mûrs que le moindre vent faisait grêler sur nos têtes ; les dernières maisons et les jardins fermaient la perspective du côté du fort; le chemin conduisant à Noisy s'enfonçait, irrégulier, dans l'épaisseur des feuillages
Source : Gallica

Souvenirs du Siège de Paris. (avant-Postes… (1871)

Il faut avoir vu les forts dans leur incurie primitive pour comprendre ce qui empêchait alors de faire de plus fréquentes sorties : Les travaux des batteries n'étaient même pas achevés aux points les plus accessibles, et si l'on eût attaqué en force d'un côté, l'ennemi serait entré sans obstacle par un autre, sans compter que Paris n'avait encore ni fusils à donner à la garde nationale, ni canons à placer sur ses remparts.
Source : Gallica

Souvenirs du Siège de Paris. (avant-Postes… (1871)

En vain fit-il des efforts pour échapper, Hariot le maintint d une main ferme ; en vain, lui rappelant ses devoirs de sentinelle, essaya-t-on de lui enlever le captif, Hariot ne se laissa point séduire. Le vaguemestre prétendait avoir contraint à la course le rôdeur à se jeter dans les douves ; un matelot, l'avait blessé d'un coup de pierre ; on menaça de la salle de police, rien n'y fil : Hariot fut inébranlable..
Enfin, notre caporal vint couper court à la discussion en saisissant le captif par les deux oreilles.
Source : Gallica

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