Georges Dubois, La défaite du Kronprinz en Argonne (1918)
“ Le quatrième, qui s'appelait Boudou et qui était un petit homme brun et trapu, sentencieux et tranquille, murmura : — Et puis, on se lave les pieds! — Attention où vous les posez, vos pieds, recommanda Ferrant; évitons de choir dans les trous!. Oh! oh! il y a des pierres énormes, et qui roulent comme des boules. Au milieu de la rivière, l'eau, soudain, leur monta jusqu'à la ceinture, et, dans ses remous boueux, elle les saisit avec violence, comme pour les emporter. - C'est à présent qu'il faut du sang-froid, dit Ferrand, Courage, les amis!. Nous passons le plus difficile. ”
