Mémoires d'un Clermontois. Les trois journées sanglantes… (1911)
“ Lorsque semblable cérémonie se produit, il y a toujours une foule de curieux sur la place ; mais aujourd'hui, la population d'un commun accord, pour indiquer sa réprobation, s'abstient. Il fait un temps superbe. Dans le lointain, le Puy-de-Dome, dresse sa majestueuse silhouette un soleil vif, un soleil de printemps, l'éclaire. Les condamnés sont hâletants, tête nue, encadrés d'agents. Tout autour d'eux c'est le vide absolu. La place est déserte, comme si une calamité s'était abattue sur la ville. Chacun fait un détour pour ne point la traverser. ”
