Résumé

Mémoires d'un Clermontois. Les trois journées sanglantes… (1911)

Lorsque semblable cérémonie se produit, il y a toujours une foule de curieux sur la place ; mais aujourd'hui, la population d'un commun accord, pour indiquer sa réprobation, s'abstient.
Il fait un temps superbe. Dans le lointain, le Puy-de-Dome, dresse sa majestueuse silhouette un soleil vif, un soleil de printemps, l'éclaire.
Les condamnés sont hâletants, tête nue, encadrés d'agents.
Tout autour d'eux c'est le vide absolu. La place est déserte, comme si une calamité s'était abattue sur la ville.
Chacun fait un détour pour ne point la traverser.
Source : Gallica

Mémoires d'un Clermontois. Les trois journées sanglantes… (1911)

A Aubière, chez l'officier de santé Monteilhet on découvre un fusil, un tambour, une boite à poudre.
C'est fini, les troupes reprennent leurs casernements à la caserne de la rhône.
Il s'est passé là un épisode amusant. Le 10, les habitants du quartier ont emporté la guérite et le factionnaire qui s'y tenait. A l'appel « aux armes» de ce dernier, les cuisiniers seuls restés à la caserne, se sont précipités au secours de leur camarade, en bourgerons blancs, et ayant pour toutes armes leurs cuillères à pot.
La guérite du poste de la maison du colonel a été également enlevée.
Source : Gallica

Mémoires d'un Clermontois. Les trois journées sanglantes… (1911)

Le pauvre ami avait 18 ans, un an de plus que moi. Dès qu'il avait eu fini ses études, son père l'avait envoyé se perfectionner dans l'imprimerie de M. Thibaud. Il était le premier à rire des prétentions politiques de Morange.
Il était sûrement là en curieux.
Vingt-cinq ou trente cadavres jonchaient le sol. —C'est le chiffre donné par un garde à M. Alix.— Mais il me semblait qu'il y avait beaucoup plus de morts que cela. On a dit qu'il y avait une centaine de blessés. Mais on ne le sait pas. On ne connaît que les blessés qui sont allés se faire soigner à l'hotel-Dieu.
Source : Gallica

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