Jean Féron,
La prise de Montréal
“ Ah ! finis tous ces rêves si délicieux d’amour ! Ah ! tombée toute cette popularité qu’il avait désirée par amour pour sa Mirabelle ! Demain quand on ferait tomber ses fers, demain, lorsqu’on le remettrait en liberté, après que les Américains auraient pris la ville sans coup férir, oui, demain, le peuple, pour se venger, se jetterait sur lui, le huerait pour l’égorger ensuite comme un monstre pervers ! Il entendrait de tous côtés ce trait qu’on lui lancerait à la face : « Lâche ». Par toute la cité, il verrait affichée cette inscription affreuse : « Maurice D’Aubières est un traître ! » ”
