Résumé

Auguste Salières Une poignée de héros : scènes de la vie de campagne (1878)

ATTAQUE D'UN CONVOI DE CHEMIN DE FER
— Comment se trouve notre blessé ? demanda le soir même à de Lorgère la fille du capitaine, qui venait de retrouver la compagnie, après avoir échappé comme par miracle aux plus grands dangers.
- Pas trop bien, mademoiselle. La journée a été dure. La fièvre me tourmente. Mais le docteur dit qu'il n'y a aucun danger. D'ailleurs, sans aucune flatterie, le plaisir de vous revoir, saine et sauve, me fait oublier ma douleur. Vous êtes comme la bonne petite fée qui chasse les souffrances humaines de sa baguette magique.
Source : Gallica

Auguste Salières Une poignée de héros : scènes de la vie de campagne (1878)

Les flanqueurs de la colonne fouillèrent le terrain et gravirent les pentes à droite et à gauche. Rien de suspect n'étant signalé, l'avant-garde franchit résolument le défilé, puis la compagnie, en serrant par le flanc.
Une demi-lieue plus loin, un homme de la patrouille accourut en toute hâte et dit à Vincent, en montrant du doigt une éclaircie : — Mon capitaine, les Prussiens sont là! ils nous ont vus! Le caporal Tévenaux s'est caché aussitôt derrière ce buisson. Nous craignons d'être attaqués.
— Bien ! répondit Vincent. Allez dire à vos camarades de nous rejoindre.
Source : Gallica

Auguste Salières Une poignée de héros : scènes de la vie de campagne (1878)

Vincent, alors, tourna à droite, franchit la route du Nord, le chemin de fer, le canal, et se trouva dans une vallée riante arrosée par la Vesle, qui baigne de ses eaux limpides le village de Saint-Brice situé au pied de coteaux couverts de vergers et de vignes.
C'est là qu'il arrêta sa troupe, harassée par deux jours de marches et de combats.
Un peu de repos était bien dû à ces braves gens qui avaient si généreusement sacrifié leur bien-être pour se lancer dans une existence d'aventures et de fatigues.
Source : Gallica

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