Résumé

Ch. Des Ecorres Au Pays des étapes, notes d'un légionnaire… (1892)

Il tape sur l'épaule d'un homme, qui rougit de plaisir, dit un mot gracieux à un caporal, qui répond en balbutiant, enchanté, et s'apprête à quitter la chambre.
Mais le capitaine l'arquepince au passage et lui offre le vin d'honneur au nom de ses hommes et de ses officiers.
C'est au tour du colonel d'être ému.
Il accepte avec un très visible plaisir, boit à la santé de tous, trinque avec les camarades, et s'éloigne enfin laissant la chambrée s'écrouler sous des cris formidables : Vive la France! Vive le colonel!
Chaque compagnie lui fait la même aubade.
Source : Gallica

Ch. Des Ecorres Au Pays des étapes, notes d'un légionnaire… (1892)

LA PUNAISE. 215
Pensez donc, la caserne était vide depuis un mois. Rien à se mettre sous la dent, la disette affreuse, la misère noire, pas le moindre petit légionnaire à croquer.
Soudain, vacarme bien, connu. C'est le régiment qui rentre au quartier, musique en tête.
Une joie immense — la joie féroce du ventre vide en face d'un mets délicieux — un bonheur incommensurable empoignent l'odorante multitude depuis le plus mince punaiseau jusqu'à la vieille barbe de la tribu.
Les armes s'aiguisent, les dards s'apprêtent, toilette à fond, grand branlebas des jours de fête.
Source : Gallica

Ch. Des Ecorres Au Pays des étapes, notes d'un légionnaire… (1892)

Ils savent bien ce qu'ils font, car il est plus pénible de se sentir mourir lentement sous le poids des kilomètres interminables, que de recevoir de bons coups de fusil qui fouettent le sang et nous font oublier la fatigue, la faim et les misères de toutes sortes.
Ce que c'est triste de marcher dans la plaine !
Le matin, au départ, on voit l'alfa et le thym qui vont se perdre au loin et se confondre avec le ciel en tous sens. Le midi, le soir, à chaque instant, même spectacle.
Source : Gallica

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